Comment les peintres abordent-ils la mer en peinture (sans s’y noyer !)

Pour prolonger un peu les vacances je vous emmène faire un petit tour dans quelques peintures du bord de mer, comme par exemple vers la Normandie et ses impressionnistes… La mer en peinture est-elle bleue ?
Sert-elle de prétexte à peindre d’autres sujets ? Car une mer sans bruit, sans le mouvement des vagues… et sans embrun ce n’est pas si intéressant que ça à peindre, on peut vite tomber dans un sujet monotone. Comment les artistes ont-ils traités ce (vaste) thème sans s’y noyer ?

La mer en peinture, côté Nord

Commençons du côté Nord, vers la Normandie. Tantôt calme, tantôt agitée, elle aura vraiment inspirée la plupart des grands peintres du mouvement impressionniste. Les nuages, les gris, les ocres ne laissent pas de place au doute, il s’agit bien d’une mer changeante.

La mer calme – Gustave Courbet – 1869*
La mer – Gustave Courbet – 1865*

Toujours vers le Nord (on voit les falaises dans le fond). Renoir nous invite à un moment plus paisible.

Au bord de la mer – Auguste Renoir – 1883*
Terrasse à Sainte-Adresse – Claude Monet – 1867*
La vague verte – Claude Monet – 1866*
Une tempête au large de la côte Normande – Eugène Isabey – vers 1850*

Impossible de parler de la mer en peinture sans présenter au moins une œuvre de W. Turner. Elle est incroyablement moderne plus de deux siècles et demi après sa réalisation.

J. M. W. Turner – Tempête de neige en mer – 1775

La mer en peinture, cap vers le Sud

Plus au Sud, les peintres ont fait chanter et vibrer la lumière. La mer y est plus calme et les teintes résonnent de roses et de bleus.

La baie de Naples – Auguste Renoir – 1881*
Le golfe de Marseille vu de l’Estaque – Paul Cézanne – 1885*
Vue du vieux port, Saint-Tropez – Pierre Bonnard – 1911*
une vue de la mer en peinture
Vue de Collioure – Henri Matisse – 1907*

Plus à l’Est

Ces effets d’eau ne sont pas sans rappeler ceux de Turner, mais c’est un peintre Russe (Ivan Aivazovsky) qui nous enmène dans ces tempêtes incroyables.

Entre les vagues – 1898 – Ivan Aivazovsky
La vague – Ivan Aivazovsky – 1889

Toujours plus à l’Est retrouvons les maîtres du mouvement de l’eau. Cette capacité à capturer et à retranscrire le magnifique mouvement des vagues. Bien entendu, ce sujet ne pouvait pas ne pas présenter la fameuse vague du maître Katsushika Hokusaï !

la mer en peinture, du côté du Japon
Sous la vague au large de Kanagawa ou La grande vague, série des 36 vues du mont Fuji – Katsushika Hokusai – 1830-32*

Ci-après, une peinture du peintre Chinois Wu Guanzhong (1919-2010) et ses magnifiques effets de tourbillons de vagues.

Wu Guanzhong

Et pour revenir du côté du Japon, le peintre Uehara Konen aura réalisé plusieurs séries de vagues (dont celle ci-dessous).

Vagues – Uehara Konen – 1900

Côté Ouest

Voguons vers les côtes plus à l’Ouest. Les peintres américains ne sont pas en reste, que se soit en scènes de nature ou de personnages.

le mer en peinture, côté ouest
Maisne coast – Winslow Homer*
Le baigneur – Winslow Homer – 1899
George W. Bellows, Men of the Docks, 1912

Et pour terminer ce (très) petit tour de la mer en peinture, voici le célèbre Edward Hopper et ses bleus apaisants reconnaissables au premier coup d’œil.

The long leg – Edward Hopper – 1930

Conclusion

La mer en peinture est-elle bleue ? Oui, parfois… mais ce bleu n’est souvent que prétexte pour faire ressortir d’autres éléments. Un rocher, une plage, l’écume de la vague, un bateau… Là où le peintre amateur n’utilisera que ses tubes de bleus outremers ou cobalt, le peintre averti osera des bruns, des ocres, des verts, des violets etc… Soyez inspirés !

Et vous quelle est votre peinture de « mer » préférée ?

Note : les * signalent les peintures du MET

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!