Du croquis au dessin, parcours d’une idée.

Faire un croquis, c’est dessiner rapidement. Un croquis, un crobard, une esquisse. C’est le premier jet de l’idée, c’est l’essence initiale d’un dessin, d’une peinture, d’une sculpture, d’une œuvre ! (d’art ou d’autre). C’est la première étape créative suivie d’autres séries plus au moins longues et/ou complexes.

Quel matériel ?

Pour faire un croquis, il faut rester simple ! Un carnet et un crayon avec une mine pas trop sèche (minimum 2B) pour commencer.
Un stylo à encre, un feutre… tout ce qui va permettre une écriture libre et fluide.

Ensuite, tout dépendra du projet ! Pour celui que je présente ici, j’ai utilisé du simple papier imprimante brouillon pour mes croquis (ce que j’avais sous la main au moment de mes réflexions ;)). Un papier à dessin blanc et une mine graphite fine pour la partie construction. Et enfin des outils numériques pour la colorisation.

Premiers croquis

L’essentiel est de ne pas mettre de détails inopportuns, de laisser aller son crayon sans vouloir faire un dessin juste. On jette ainsi son idée sur le papier. Une idée est abstraite et pourtant il faut la matérialiser pour communiquer avec les autres. Le croquis sert à cela.

Pour cette étape là, mes croquis sont pour moi, ils fixent une image que j’ai à un instant t dans ma tête de ce que je veux réaliser en plus complexes. Honnêtement, ça ne ressemble pas à grand chose à ce stade, mais ça me sert comme un « marqueur » de mémoire durant toute la réalisation :

Étape 1 : Premières idées, premiers croquis…

Construction

Une fois les idées couchées sur le papier, de manière plus ou moins aboutie, avec ou sans annotations, s’ensuit la construction d’une image beaucoup plus travaillée. Cette étape peut aussi être appelée croquis car ce n’est pas encore un dessin abouti.
Durant tout le processus je vais me baser sur mes croquis initiaux (plus que sur le texte par l’exemple). Mais il arrive (très) souvent qu’en cours de route le résultat s’éloigne de l’esquisse initiale ! Qu’importe, c’est aussi cela un processus créatif, cela bouge pendant qu’on est dans l’action. Ce n’est pas du tout un processus linéaire et c’est ça qui en fait quelque chose de passionnant.

Étape 2 : Construction de l’image

Recherches

Je n’ai pas encore parlé de l’étape des recherches. Il est très souvent nécessaire de se documenter sur les sujets qu’on va traiter. Il faut rechercher des photos, des visuels, des textes… Notre mémoire visuelle peut parfois nous jouer des tours, il est important d’avoir des repères « vrais ». Cette étape peut se situer avant ou après les croquis. Car le fait de rechercher peut aussi servir d’inspiration en amont de la réalisation d’un projet (si j’avais vu ces poissons là avant, probablement que je m’en serais inspirée!).

J’ai cherché à quoi ressemblaient les fonds marins où se situe l’histoire :

Étape 3 : Documentation sur le sujet

Un peu de couleurs

Pour ce projet spécifiquement, j’ai utilisé mes scans de dessins et fait une colorisation numérique. Voici quelques étapes de la mise en couleurs :

On est maintenant loin du croquis initial ! Mais il (le croquis) me sert toujours, je l’utilise notamment pour le personnage :

dessin final du loup
Étape 4 : Un peu de couleurs sur le personnage et surtout une gestuelle bien spécifique notée sur le croquis initial

Le dessin final

Le dessin est bientôt abouti. J’ai gardé sous la main, durant toute la réalisation, les croquis, le texte, mes dessins de construction… Car souvent j’y laisse des annotations pour ne pas perdre le fil. Il est rare de faire un projet en quelques heures 😉
Ça se compte en jours, semaines, mois, selon la complexité du projet (une B.D se compte en année, une illustration presse en jours ou en heures par exemple).

(Projet en cours sur un texte de Jeff Joubert)

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