L’art de la polyvalence, ou comment j’ai construit ma guitare

Être créatif, c’est aussi oser sortir de sa zone de confort. Ne pas avoir peur de tester des nouvelles techniques ou sujets, même (très) éloignés de ce que l’on sait faire. Il y a quelques temps j’avais raconté mon expérience à monter une guitare par moi-même (mais l’article s’est égaré à travers les changements de version du site). Je vous le ressort là, car c’est un bel exemple de sortie de sa zone de confort.
L’art de la polyvalence ou la polyvalence artistique est indispensable lorsqu’on souhaite développer sa créativité…

Une drôle d’idée

Oui, une drôle d’idée un matin de ce mois d’avril, je me suis dis que j’allais construire ma propre guitare électrique. Je ne suis pas musicienne, mais je « gratte » un peu en acoustique et du fait de ma curiosité artistique je me suis dit que ça pouvait être intéressant d’utiliser un corps de guitare électrique comme support de peinture. Cela reste un objet en bois, donc dans mes cordes (ah ah ah…).

Quelques recherches internet m’ont permis de m’orienter rapidement vers l’instrument idéal : une guitare en kit ! (et oui, ça existe, moi non plus il y a quelques jours encore je ne savais pas que ça existait, merci aux internautes musicos/bricolos).
Après quelques jours de pérégrination à travers l’Europe (ou peut être un peu plus loin, étant donné le sinogramme gravé dans le support de manche), ELLE est enfin arrivée…

Une Harley Benton a monter soi-même.

colis guitare kit

La préparation

Après un peu d’appréhension à découper la tête (style Fender, c’est plus joli). Après quelques dizaines d’euros déboursés au magasin de bricolage (une scie en col de signe et un jeu de lames, du vernis, du papier de verre)… Après 3 lames de vrillées… Après 3 heures de ponçage… Le résultat est plutôt correct pour une non-adepte des découpes de bois :

tete-guitare

Le décor

J’ai déjà mis deux couches de peinture pour le fond du corps, assez légères. Application au pinceau, pour qu’on voit encore le bois au naturel par dessous sur certains endroits. Je choisis de laisser le dos « brut », pour garder là aussi l’aspect du bois (le manche sera dans la même teinte). Je réalise un simple motif (peinture acrylique) sur le corps, avec un rappel sur la tête de manche. A ce moment là, je ne me lance pas dans une peinture compliquée car je ne sais pas encore le travail qu’il me reste à faire et du coup je n’arrive pas à me lâcher totalement sur le décor (se sera pour la deuxième maintenant;))… Le rendu me plait bien, je décide de ne pas surcharger plus :

Les finitions

Ah le vernis… Après plusieurs heures de réflexion avant de se lancer, car il fallait savoir OU faire sécher la guitare une fois vernie avant de commencer :). Pas dans le passage, suffisamment en hauteur, dans un endroit à température constante… J’avoue que je séchais (!) un peu sur la question. Finalement pas de trou dans le plafond, le tancarville a bien servi pour y accrocher le corps de la guitare le temps nécessaire. Pendant 3 jours, actions successives de ponçage et de vernis.

La peinture du corps

Une fois la phase de vernis terminée, j’ai pu finalisé la peinture sur le corps de la guitare. On a beau être courageux(se) en sortant de sa zone de confort, après trois jours fastidieux de ponçage et de vernis on a pas trop envie de foirer les finitions. Du coup je pars sur un motif pas trop envahissant, presque timide par rapport à toute la surface disponible sur le corps. Si jamais j’en fais une deuxième un jour j’essaierai de plus me « lâcher » sur le décor.

Premier assemblage

Avec la fixation du manche au corps. Ca commence à ressembler à quelque chose :

Les mécaniques

Finger in the noose.

Et finalement, le résultat

A peine une semaine après avoir reçu mon colis, voici le résultat ! Elle à un côté rustique, mais surtout, elle est unique (et franchement, elle sonne plutôt pas mal):

 

Conclusion

Être curieux, oser sortir de sa zone de confort, et tant qu’à faire y aller carrément !

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